LIVRES DE RÉMY BETHMONT

livre Labor et Fides
L'Anglicanisme: Un modèle pour le christianisme à venir?
(Genève: Labor et Fides, 2010)
Cette présentation de l'anglicanisme à un lectorat francophone comble une lacune qui s'observe dans la manière dont on appréhende de nos jours le christianisme à l'anglaise dans les médias. Traversée aujourd'hui par des tensions relatives à l'ordination des femmes et de clercs homosexuels, l'Eglise anglicane est bien davantage qu'une institution en butte aux défis posés par l'évolution actuelle de la société. Rémy Bethmont raconte dans ce livre comment l'Eglise anglicane s'est au fil du temps constituée selon son génie propre, mais aussi en démarcation et affiliation avec Rome et la Réforme. Elle en reprend aujourd'hui des traits respectifs au coeur d'un système qui favorise la coexistence de mouvements a priori contradictoires. En revenant sur les épisodes historiques et théologiques marquants de l'histoire anglicane, l'auteur fait mesurer combien une culture fondamentale de tolérance aux contradictions et aux oppositions a permis d'inscrire cette tradition dans la durée.

livre Artois
La Représentation de l'ordre dans le monde anglophone
(en collaboration avec Pierre Sicard.  Arras: Artois Presses Université, 2010)
De l'Angleterre d'Henri VIII à l'Amérique de George Bush, l'histoire des représentations de l'ordre (politique, social ou culturel) dans le monde anglophone est marquée par la permanence d'une vision totalisante de l'ordre héritée d'une compréhension religieuse du monde - qui répugne à s'effacer devant une conception qui commence, à partir du XIXe siècle, à le présenter comme parcellaire et relatif.La Renaissance anglaise conçoit l'ordre comme une unité totalisante dont la représentation est propre à guider l'homme vers une participation individuelle et communautaire à l'ordre de Dieu. En témoignent les réflexions politiques et théologiques de Thomas More à George Herbert, en passant par Richard Hooker. Avec les Lumières, dans l'Ecosse d'Adam Smith ou la jeune république américaine de Thomas Jefferson, on passe à une représentation de l'ordre politique et économique dans lequel le Dieu de la théologie chrétienne est moins mis en avant que les principes abstraits et éternels qui sous-tendent sa Création. Cette représentation "philosophique" a des prolongements très importants dans l'Amérique contemporaine. Cependant, le monde anglophone a aussi, depuis les Lumières, fait l'expérience d'une sécularisation et d'une relativisation de la conception d'un ordre qu'on fait apparaître comme construction pouvant être déconstruite. La représentation devient alors une entreprise critique qu'on retrouve autant dans les interrogations historiographiques que dans la création esthétique des deux côtés de l'Atlantique. Ne se donnant plus comme chemin de participation à un ordre totalisant, la représentation devient pouvoir de subversion d'un ordre toujours à reconstruire. .

livre Tallandier
Histoire de Londres: Aux sources d'une identité contradictoire
(Paris: Tallandier, 2011)
Le terme Londres recouvre une double réalité, désignant à la fois l’immense capitale britannique, première métropole des temps modernes, et la Cité de Londres, enclave médiévale, coeur historique de la métropole. Cette réalité urbaine, qui s’organise autour de deux pôles, la Cité, pôle économique, et Westminster, pôle politique, siège du gouvernement royal, ne peut se comprendre que par l’histoire de la ville. Cet ouvrage retrace l’histoire de la capitale anglaise depuis le moment où s’installe cette dynamique multipolaire, au XIe siècle, jusqu’à aujourd’hui, et cherche à rendre compte du développement de la première grande métropole des temps modernes dans cette spécificité bien anglaise d'intégration dans une identité collective des singularismes hérités de l'histoire, y compris quand ils engendrent des contradictions.
Les premiers chapitres sur la ville médiévale et renaissante permettent de comprendre comment Londres s’est donnée une solide stabilité politique et économique qui a constitué l’assise de sa croissance ultérieure. Après le grand incendie de 1666, date charnière dans l’histoire de Londres, une métropole moderne se constitue qui devient, aux XVIIIe et XIXe siècles, la plus grande ville du monde, profitant de l’essor de la puissance britannique. Son déclin, au XXe siècle, et les destructions massives des bombardements de la Seconde Guerre mondiale sonnent l’avènement d’une ère nouvelle, moins favorable, pour la ville. Mais comme à chaque phase transitoire de son histoire, elle a su se réinventer autant sur le plan économique que sur les plans politique et culturel. En laissant fréquemment parler les sources d’époque, le livre revient sur quelques grands événements de l’histoire de Londres (qui s’identifient souvent aux grands événements de l’histoire anglaise) et ressuscite la vie d’une société, à chaque époque, dans ses occupations et préoccupations les plus diverses, qu’elles soient politiques, religieuses, économiques ou culturelles.


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